source : inspection académique
Offrir à tous les élèves de la maternelle au lycée un enseignement de la langue et de la culture occitanes, telle est l’ambition affichée de la convention signée, mardi 1er décembre entre l’académie de Toulouse, le conseil régional Midi-Pyrénées et la direction régionale de l’alimentation, de l’agriculture et de la forêt. Environ 46 000 élèves de l’académie de Toulouse suivent actuellement un enseignement en langue régionale, soit 9 % des effectifs scolaires, répartis dans 947 établissements. Une discipline qui attire de plus en plus de jeunes puisque l’académie a enregistré une hausse de 15 % des effectifs entre 2007 et 2009.
Le ministère de l’Education nationale a été le tout premier a souligner l’intérêt d’enseigner les langues régionales. Dès 1951 la loi Deixonne a permis d’intégrer les langues régionales au système éducatif. En 1982, la circulaire Alain Savary organise les enseignements de langues et cultures régionales de la maternelle à l’université. Elle a permis l’ouverture des premières classes bilingues de l’enseignement public. En 1995 puis en 2001, l’Etat réaffirme encore son engagement à "veiller à la préservation d’un élément essentiel du patrimoine national". Ces orientations nationales ont été traduites dans l’académie de Toulouse par une politique volontariste menée depuis plusieurs années en faveur de l’Occitan.
Pour ma part, a affirmé le recteur Olivier Dugrip, j’ai tenu à relancer cette politique par un nouveau programme de référence et en faisant du développement de l’enseignement de l’occitan un des chantiers de notre académie
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En effet, l’enseignement de l’occitan s’appuie sur le Programme de référence pour le développement de l’enseignement de la langue et de la culture occitanes du 26 juin 2009. Le président Martin Malvy a rappelé que la région a adopté en décembre 2007 un schéma régional de développement de l’occitan et accompagne le Centre de Ressources Occitanes et Méridionales de l’Université de Toulouse - Le Mirail (CROM) pour différentes actions de valorisation et de promotion de l’occitan.
Je me réjouis, a poursuivi le recteur, qu’une grande cohérence entre nos ambitions respectives ait permis d’arriver naturellement à l’accord de partenariat qui se concrétise aujourd’hui. Le programme académique de référence et le schéma régional de développement de l’occitan traduisent une même volonté d’objectifs
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Le recteur a exprimé le souhait que l’enseignement de l’occitan s’intègre parfaitement dans les programmes de l’Éducation nationale
. Il a cité l’exemple du brevet des collèges qui s’enrichira, en 2010, d’une mention Occitan.
C’est donc par cette volonté partagée, ce partenariat et cet effort collectif que seront améliorées les conditions de transmission de la langue et de la culture occitanes, dans un esprit de meilleure connaissance de notre pays et d’ouverture sur la pluralité des cultures du monde
, a conclu Olivier Dugrip.